Voiler les miroirs après un décès
Après un décès, il faudrait couvrir les miroirs de la maison. Sinon, l'âme du défunt pourrait rester prisonnière ou quelqu'un d'autre mourrait bientôt.
D'où vient cette croyance
La coutume est attestée dans de nombreuses cultures. Dans la tradition juive, on couvre les miroirs pendant la shiv'a, les sept jours de deuil qui suivent l'enterrement. Les explications données sont variées : ne pas se préoccuper de son apparence, se concentrer sur le deuil, ne pas prier face à son reflet.
En Europe, la coutume populaire s'appuie sur la peur que l'âme du mort se perde dans le miroir, ou que le reflet des vivants l'accompagne. Au XIXe siècle, en Angleterre notamment, voiler les miroirs faisait partie des usages du deuil, avec l'arrêt des horloges.
Selon les régions
Dans le judaïsme, on couvre les miroirs pendant la shiv'a. En Angleterre et en Irlande, on voilait les miroirs et arrêtait les horloges. En France, la coutume existait dans de nombreuses régions rurales. En Europe de l'Est, on la pratique encore.
Ce que dit la tradition pour la conjurer
Couvrir les miroirs d'un drap noir ou blanc jusqu'aux funérailles, parfois jusqu'à la fin du deuil.
La coutume a une fonction psychologique réelle : elle marque une pause dans la vie ordinaire et permet de se tourner vers le deuil. Elle ne protège de rien au sens strict, mais elle donne une forme au chagrin. Beaucoup de familles la trouvent apaisante.
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Questions fréquentes
Pourquoi couvre-t-on les miroirs quand quelqu'un meurt ?
Pour que l'âme ne reste pas prisonnière, selon la croyance populaire. Dans le judaïsme, pour se détourner de son apparence pendant le deuil.
Combien de temps couvrir les miroirs ?
Jusqu'aux funérailles dans la tradition européenne, pendant les sept jours de la shiv'a dans la tradition juive.