Pendre la crémaillère
Organiser une fête pour son emménagement porterait chance à la nouvelle maison. Ne pas le faire serait mal vu.
D'où vient cette croyance
La crémaillère était la tige de métal crantée suspendue dans la cheminée, qui servait à accrocher la marmite à différentes hauteurs. On la fixait en dernier, une fois la maison terminée. Ce moment marquait la fin des travaux, et on offrait un repas à ceux qui avaient aidé à construire ou à emménager.
L'expression pendre la crémaillère est bien attestée en français depuis l'époque moderne. Elle a survécu à la disparition des cheminées. La fête est devenue un rite de passage, qui présente la maison aux proches.
Selon les régions
En France, en Belgique et en Suisse, on pend la crémaillère. Au Québec, on parle de pendaison de crémaillère aussi. Dans les pays anglophones, c'est la housewarming party. En Italie, l'inaugurazione della casa suit une logique proche.
Ce que dit la tradition pour la conjurer
Inviter les proches et ceux qui ont aidé. Les invités apportent souvent une plante, du pain ou du sel.
C'est une coutume de sociabilité plus qu'une superstition. Elle a une fonction réelle : faire connaître la maison, remercier et créer des liens avec les voisins. Elle ne porte pas chance en elle-même, mais elle rend la maison vivante.
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Questions fréquentes
Pourquoi dit-on pendre la crémaillère ?
Parce que la crémaillère, qui servait à suspendre la marmite dans la cheminée, était installée en dernier, et l'on fêtait alors la fin des travaux.
Quand pendre la crémaillère ?
Dans les semaines qui suivent l'emménagement, une fois la maison prête à recevoir.