Marcher sur une fissure
Marcher sur les fissures ou les joints du trottoir porterait malheur. Dans la version anglaise, cela casserait le dos de sa mère.
D'où vient cette croyance
La superstition est surtout connue par une comptine anglophone : step on a crack, break your mother's back. Elle est attestée dans le folklore enfantin aux XIXe et XXe siècles, et le romancier A. A. Milne en a fait un poème sur les enfants qui évitent les lignes du pavé. Les folkloristes y voient d'abord un jeu, qui a ensuite pris une couleur superstitieuse.
On propose parfois une origine plus ancienne liée aux seuils et aux frontières : franchir une ligne, c'est passer d'un monde à un autre. Rien ne relie clairement cette idée au trottoir. La croyance est plus récente et plus urbaine que la plupart des superstitions, puisqu'elle suppose des rues pavées ou bétonnées.
Selon les régions
Dans les pays anglophones, la comptine reste très populaire. En France, la croyance est moins formulée, mais beaucoup d'enfants et d'adultes évitent les lignes du trottoir par jeu. Au Québec, la version anglaise est souvent traduite. En Belgique, on joue aussi à ne pas marcher sur les joints des pavés.
Ce que dit la tradition pour la conjurer
Recommencer le chemin en évitant les fissures, ou croiser les doigts. Pour les enfants, le simple fait de sauter les lignes suffit.
Il n'y a évidemment aucun rapport entre une fissure et le dos de votre mère. Cette superstition montre comment un jeu d'enfant peut devenir une petite compulsion à l'âge adulte. Quand l'évitement devient envahissant et source d'angoisse, il peut relever d'un trouble obsessionnel, et il est alors utile d'en parler à un professionnel.
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Questions fréquentes
Pourquoi ne faut-il pas marcher sur les fissures du trottoir ?
La croyance vient surtout d'une comptine anglaise selon laquelle marcher sur une fissure briserait le dos de sa mère. C'est d'abord un jeu d'enfant.
Éviter les lignes du trottoir, est-ce un TOC ?
Le plus souvent, c'est un jeu ou une habitude sans gravité. Si le besoin devient impérieux et angoissant, il peut s'agir d'un trouble obsessionnel compulsif, qui se soigne.