Jamais deux sans trois
Quand deux événements du même genre se produisent, un troisième suivrait forcément. On le dit surtout des malheurs.
D'où vient cette croyance
Le chiffre trois occupe une place forte dans de nombreuses cultures : la Trinité chrétienne, les trois âges de la vie, les trois essais dans les contes. Le proverbe s'inscrit dans cette tradition. On le trouve en France sous diverses formes au moins depuis le XVIIe siècle, sans auteur connu.
Le proverbe fonctionne aussi pour les bonnes nouvelles, mais on l'emploie surtout pour les accidents, les pannes et les deuils. Il traduit une impression de série, qui frappe davantage que les événements isolés.
Selon les régions
En France, on dit jamais deux sans trois. En Italie, non c'è due senza tre. Au Royaume-Uni, bad things come in threes. Au Québec, la formule est la même qu'en France.
Ce que dit la tradition pour la conjurer
Certains provoquent volontairement un petit troisième incident, en cassant une allumette par exemple, pour clore la série.
Le cerveau cherche des séries et en trouve partout. C'est ce que les psychologues appellent l'apophénie. Après deux événements, on guette le troisième, et on le trouve toujours, puisque la catégorie est assez large. Le proverbe a pourtant une utilité : il permet de mettre un terme à une série et de passer à autre chose.
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Questions fréquentes
D'où vient l'expression jamais deux sans trois ?
Elle s'appuie sur la valeur symbolique du chiffre trois, forte dans la tradition chrétienne et les contes. Elle est ancienne en français, sans auteur connu.
Est-ce vrai que les malheurs arrivent par trois ?
Non. Notre cerveau repère les séries et regroupe des événements indépendants. Le troisième malheur est souvent trouvé parce qu'on le cherche.