Reiki
Né au Japon dans les années 1920, le reiki s'est répandu dans le monde entier. C'est l'une des pratiques énergétiques les plus étudiées, ce qui permet d'en parler avec précision.
Le reiki est une méthode de soin énergétique d'origine japonaise. Le praticien pose les mains, ou les tient au-dessus du corps, selon une série de positions définies : tête, épaules, ventre, jambes. Il dit canaliser une « énergie universelle » qui circulerait à travers lui vers la personne, sans effort de sa part.
La formation se fait en degrés, souvent trois ou quatre, avec une « initiation » donnée par un maître. Le premier degré peut s'obtenir en un week-end. Le reiki se pratique sur soi, sur les autres, et parfois à distance avec des symboles que le praticien dit tracer mentalement.
Histoire et transmission
Le reiki a été fondé par Mikao Usui, un Japonais qui l'aurait reçu lors d'une retraite sur le mont Kurama en 1922. Son élève Chujiro Hayashi l'a transmis à Hawayo Takata, une Américaine d'origine japonaise, qui l'a enseigné à Hawaï puis aux États-Unis à partir des années 1930. La version occidentale a ensuite beaucoup évolué, avec de nombreuses écoles et variantes.
En France, le reiki s'est développé à partir des années 1980 et compte aujourd'hui des milliers de praticiens. Il a été proposé dans certains hôpitaux, notamment en accompagnement de patients atteints de cancer. La Miviludes a toutefois signalé à plusieurs reprises des dérives liées au reiki, en particulier des praticiens qui sortaient de leur rôle pour se substituer aux soins.
Comment se passe une séance
Une séance dure généralement une heure. Vous êtes allongé, habillé, sur une table de massage, dans une ambiance calme. Le praticien passe d'une position à l'autre, quelques minutes chacune, souvent en silence. Les tarifs se situent généralement entre 50 et 80 € en France. Les formations, elles, peuvent coûter plusieurs centaines d'euros par degré, et la « maîtrise » parfois davantage.
Pourquoi on consulte
Beaucoup de personnes consultent pour le stress, l'anxiété, la fatigue ou le sommeil, et certaines pendant un traitement lourd pour se sentir mieux dans leur corps. Elles décrivent souvent une grande détente, des sensations de chaleur ou de picotement. Ce bien-être est réel, même si sa cause fait débat.
Le reiki a fait l'objet de nombreux essais cliniques. Une revue Cochrane de 2015 a conclu que les preuves étaient insuffisantes pour dire s'il est utile contre l'anxiété ou la dépression. Plusieurs essais ont comparé le vrai reiki à un « faux reiki », pratiqué par des personnes non initiées qui imitaient les gestes : les résultats étaient souvent comparables. Cela suggère que la détente, le toucher et l'attention expliquent l'essentiel de l'effet ressenti.
Bien choisir, et repérer les charlatans
- Le reiki peut être un moment de détente. Il ne soigne pas une maladie, et un praticien qui le prétend sort de son rôle.
- Refusez tout conseil d'arrêter ou de modifier un traitement. C'est la principale dérive signalée.
- Méfiez-vous des formations qui s'enchaînent, chaque degré plus cher que le précédent, et de la pression à « avancer ».
- Un praticien sérieux respecte votre pudeur, vous laisse libre de revenir et ne vous isole pas de votre entourage.
- En cas de dérive, contactez la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires). Pour une escroquerie, composez le 17 ou portez plainte.
Ces pratiques ne remplacent pas un avis médical. N'arrêtez jamais un traitement sans en parler à votre médecin.
Les autres pratiques
Questions fréquentes
Le reiki est-il reconnu en France ?
Non. Il n'a pas de statut officiel. Il est parfois toléré à l'hôpital comme soin de confort, sans valeur thérapeutique reconnue.
Faut-il être initié pour ressentir quelque chose ?
Non, c'est le praticien qui est initié. Les essais montrent que des personnes non initiées produisent des sensations comparables.
Un certificat de reiki a-t-il une valeur ?
Il atteste d'une formation privée, sans reconnaissance par l'État.