Premier billet encadré
Le premier billet gagné par un commerce, encadré et accroché au mur, attirerait la prospérité et garantirait que l'argent continuera d'entrer. Le dépenser ferait partir la chance avec lui.
D'où vient cette croyance
L'habitude d'encadrer le premier billet est très répandue dans les commerces d'Amérique du Nord, où l'on voit souvent un dollar derrière la caisse, parfois signé par le premier client. Son origine exacte n'est pas documentée. Elle relève d'une tradition commerçante transmise de bouche à oreille, qui mêle souvenir, fierté et porte-bonheur.
L'idée que le premier argent reçu a une valeur particulière se retrouve dans de nombreuses cultures. On rapporte, dans plusieurs pays d'Europe de l'Est et du Moyen-Orient, des marchands qui embrassent la première pièce de la journée ou la passent sur leurs marchandises pour attirer d'autres ventes, une coutume que les sources décrivent sans en donner l'origine. Dans les pays de culture chinoise, l'ouverture d'une boutique s'accompagne de rites de prospérité, comme la danse du lion.
Selon les régions
Dans certains commerces français, on garde la première pièce dans la caisse sans jamais la rendre en monnaie. Au Japon, le maneki-neko, chat à la patte levée, veille à l'entrée des boutiques pour attirer les clients. Au Maghreb, le premier client du jour est parfois traité avec un soin particulier, et l'on évite de le laisser partir sans vente.
Ce que dit la tradition pour la conjurer
Pour ne pas perdre la chance, la tradition demande de ne jamais dépenser ce premier billet, même en cas de difficulté.
Le premier billet encadré n'attire pas la clientèle. Il dit en revanche quelque chose de juste : le premier client compte, et le jour où l'on ouvre son commerce mérite d'être célébré. C'est un souvenir autant qu'un porte-bonheur. Pour un commerce qui démarre, l'accueil et la qualité feront davantage que le cadre, mais le cadre rappelle d'où l'on vient.
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Questions fréquentes
Pourquoi les commerçants encadrent-ils leur premier billet ?
Par tradition, pour attirer la prospérité et garder le souvenir de l'ouverture. L'origine exacte de cette coutume, très répandue en Amérique du Nord, n'est pas documentée.
Peut-on dépenser le premier billet gagné ?
Selon la tradition, non, car la chance partirait avec lui. Il s'agit d'une croyance commerçante sans fondement économique.