Se cogner le coude
Se cogner le coude provoque une décharge très particulière. Selon certaines traditions orales, ce choc annoncerait une surprise ou une visite, et il faudrait cogner l'autre coude pour rétablir l'équilibre.
D'où vient cette croyance
La sensation vient du nerf ulnaire, qui passe juste sous la peau à l'arrière du coude, sans protection osseuse ni musculaire. Un choc à cet endroit déclenche un fourmillement électrique qui descend jusqu'à l'auriculaire. Cette sensation étrange, à la fois douloureuse et presque comique, explique sans doute qu'on lui ait prêté un sens. En anglais, on parle du funny bone, un jeu de mots souvent rapproché de l'humérus, l'os du bras.
En français, l'endroit a longtemps été appelé familièrement le petit juif. L'origine de l'expression est obscure et les dictionnaires n'en donnent pas d'explication sûre. Sa connotation est aujourd'hui jugée blessante, et beaucoup préfèrent parler du nerf du coude. Les présages associés, eux, relèvent de la tradition orale et ne semblent pas avoir de source écrite ancienne.
Selon les régions
Dans plusieurs familles, on dit qu'il faut cogner l'autre coude doucement pour éviter un malheur ou une dispute, sans que l'on puisse situer l'origine de ce geste. Ailleurs, le coude droit cogné annonce une bonne nouvelle et le gauche une contrariété. Certaines personnes y voient aussi l'arrivée d'un visiteur inattendu.
Ce que dit la tradition pour la conjurer
Le geste le plus répandu consiste à cogner légèrement l'autre coude pour équilibrer le choc. D'autres frottent l'endroit en formulant un vœu.
Le fourmillement passe en quelques secondes ou quelques minutes. S'il dure, ou si l'auriculaire et l'annulaire restent engourdis de façon répétée, le nerf peut être comprimé, par exemple quand on appuie longtemps le coude sur un bureau ou qu'on dort le bras plié. Un médecin peut le vérifier. Quant au présage, il a le mérite de transformer un petit accident douloureux en sourire.
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Questions fréquentes
Pourquoi ça fait si mal de se cogner le coude ?
Parce que le choc touche directement le nerf ulnaire, très peu protégé à cet endroit. La décharge suit le trajet du nerf jusqu'à l'auriculaire et à l'annulaire.
Faut-il cogner l'autre coude ?
Certaines traditions orales le conseillent pour rétablir l'équilibre ou éviter une dispute. L'origine de ce geste reste inconnue, et il n'a aucun effet physique.